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Quoi ? Moi ?!

L'estime de soi influence notre façon d'être

Elle influence notre façon d'être @attia_salome                                                                                                                             La Lombardie appelle aux secours @Salomeattia21

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Place centrale et importance des questions liées à l'estime de soi dans la vie de la personne : 

À quel point accordons-nous de l'importance à notre image, à l'opinion que les autres ont de nous, à notre amour-propre (réagir aux critiques sans se sentir offensé/offensée, ou parfois choisir de ne pas y réagir...) ? Est-ce que La Défense ou la promotion de notre image occupent une place centrale dans notre esprit et dans nos efforts ? Ou simplement une place légitime, sans excès ? Bref, y a-t-il dans nos équilibres de vie, dans ce qui définit notre identité, autre chose que notre estime de soi ?

 

À quoi identifie-t-on une estime de soi non surinvestie ? Au fait que les blessures d'amour-propre ne contaminent pas l'ensemble de nos pensées, activités ou états émotionnels. À la capacité de digérer les échecs sans drame, de ne pas surveiller en permanence tous les petits indices qui témoignent de notre statut, de se contenter d'être apprécié sans avoir besoin d'être célébré. À la possibilité de poursuivre des objectifs qui ne nous rapporteront rien en termes de prestige social ou d'image. Agir gratuitement en termes d'estime de soi : certains en sont incapables. Mais cela peut s'apprendre. Nous verrons un peu plus loin l'exemple - à ne pas suivre - des personnalités narcissiques chez qui la question de l'estime de soi est centrale et vitale, mais aussi envahissante. 

 

Les bénéfices d'une bonne estime de soi

Ils sont multiples. Nous parlement largement de l'estime de soi comme source de motivation interne, rendant l'action plus facile et permettant de persévérer face à l'adversité. Nous parlerons aussi beaucoup de la nécessaire résistance aux influences sociales et à la protection de son identité. Ce sont deux autres manifestations bénéfiques de l'estime de soi que nous allons ici aborder. 

Tout d'abord, l'effet de protection et d'auto-réparation : l'estime de soi facilite la résilience face aux évènements de vie adverses. Elle ne fonctionne pas de façon mécanique, comme le ferait un bouclier qui rendrait indifférent aux difficultés, mais comme une protection de type immunitaire, facilitant la cicatrisation rapide des blessures émotionnelles. Il existe d'assez nombreux travaux sur l'impact émotionnel à court et moyen terme des échecs : quelle que soit la qualité de l'estime de soi, les échecs sont toujours "émotionnellement douloureux. Lorsque quelqu'un dit être indifférent aux échecs, il nous en apprend davantage sur la force de ses mécanismes de déni que sur celle de son estime de soi car c'est sur la rapidité de la réparation qui a lieu ensuite que les différences se manifestent : certains se reconstruisent très vite après un échec, d'autres le ruminent longuement. La vérité de l'estime de soi est là, dans sa fonction auto-réparatrice, lors de l'après-crise, plus que pendant la crise elle-même. 

Autre bénéfice, ensuite, est l'effet favorable sur la santé somatique, et pas seulement sur le plan psychologique, ce qui paraît la moindre des choses. Par exemple, une étude récente s'est penchée sur les bénéfices physiques de la tendance à l'auto-valorisation, et de l'inclination réflexe à avoir spontanément une "illusion positive de soi". On sait depuis longtemps que ces illusions positives sur soi, à petite dose du moins, font partie de ce qui compose la bonne santé psychique. Dans cette recherche de laboratoire, on demandait, entre autres, à des volontaires de se soumettre à des épreuves de stress psychologiques : cela consistait à compter à l'envers de 7 en 7 à 7 à partir du chiffre 9 095 puis, à l'envers de 13 en 13 à partir du chiffre 6 233. C'était précis... Pour pimenter, et surtout pour activer les ressorts de l'estime de soi, on précisait auparavant aux volontaires que ce type d'épreuve était un bon marqueur de l'intelligence générale, et que le test allait permettre de les situer par rapport aux autres candidats. Pour aussi simple que cela puisse paraître, cela suffit largement pour mettre la pression sur l'estime de soi. On demandait évidemment aux volontaires d'aller aussi vite que possible... Et on mesurait l'impact de l'exercice sur des variables cardio-vasculaires, comme la rapidité d'augmentation du rythme cardiaque ou de la pression artérielle et la vitesse de leur retour à la normale après le test ; ou encore, des variables biologiques, comme le niveau de cortisol dans le sang. Sur les 92 volontaires étudiés, femmes ou hommes, il existait un parallèle net entre les capacités d'auto-valorisation (bizarrement, les auteurs n'avaient pas utilisé les classiques échelles d'estime de soi) et la bonne résistance physique au stress. Apparemment, l'estime de soi, c'est bon pour la santé. 

 

 

Elle influence notre façon d'être @attia_salome 

La Lombardie appelle aux secours @Salomeattia21

Crédit : Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l'estime de soi, Christophe André.

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