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Contre la précarité

Face à la précarité

Elle influence notre façon d'être @attia_salome                                                                                                                             La Lombardie appelle aux secours @Salomeattia21

 

 

⚜️

Dès la fin des Trente Glorieuses, la lutte contre la précarité et la prise en charge des exclus ont fait l'objet de nombreux projets ou propositions de lois

 

 

En effet, différentes politiques ont été mises en œuvre pour rompre la chaîne de la "disqualification sociale", définie pour le première fois par le sociologue Jacques PAUGAM, et dans laquelle on aura tendance à comptabiliser "pauvres", "cas sociaux" ou "inadaptés"

 

● le revenu minimum d'insertion (RMI) de Michel ROCARD,

● le droit au logement,

● la politique de la ville,

● la couverture maladie universelle (CMU) de Lionel JOSPIN,

● la loi de programmation sur la cohésion sociale de Jacques CHIRAC,

● le revenu de solidarité active (RSA) de Nicolas SARKOZY et Martin HIRSCH

 

ont été autant de contributions pour tenter de résoudre ce problème majeur.  

 

Si on place ce sujet dans le contexte de la cohésion sociale, nous pouvons aussi évoquer Robert CASTEL, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, et son livre, Les Mutations de la société française, qui plante bien le décor : " Parler de cohésion sociale est une manière de nommer les rapports d'interdépendance qui doivent unir tous les membres d'une société. Lorsque ces relations existent, on peut parler de société intégrée ou de "société de semblables" pour reprendre une expression de Léon BOURGEOIS... dont le livre Solidarité est l'ouvrage de référence du courant de pensée appelé "solidarisme" qui a inspiré les politiques sociales de la IIIe République. Une société de semblables est une société dans laquelle tous les individus qui la composent sont intégrés, c'est-à-dire qu'ils sont associés pour exister ensemble et pour former une communauté. Parce qu'une société moderne est une société différenciée, dans laquelle les écarts se creusent entre les rôles occupés par chacun en fonction des progrès de la division du travail, elle est au contraire menacée de dissociation." 

 

Dans son ouvrage Les Exclus, dont la première édition date de 1974, René LENOIR écrit :

"La société de consommation laisse sur le bord du chemin trois catégories de personnes

● les personnes âgées qui n'ont que le minimum vieillesse  

● les handicapés 

● les personnes marginalisées par une pauvreté transmise de génération en génération 

 

 Réunis dans une commune exclusion, ils représentent le 10e de la population française." 

 

En 1995, René LENOIR déclarait avoir, au début des années 1970, "découvert des personnes âgées qui mangeaient du pâté pour chats, des handicapés physiques sans aucune ressource et des inadaptés sociaux, eux beaucoup plus hétérogènes." 

 

Pauvreté, précarité, exclusion sociale désignent des situations que notre pays pensait avoir à affronter lorsque fut mis en place, en 1945, le système de protection sociale issu du programme du Conseil national de la Résistance

 

Au-delà de l'ambiguïté parfois dénoncée de la notion (exclusion de quoi ? par qui ?), cette "nouvelle pauvreté" que les dispositifs traditionnels d'assistance et de protection sociale ne parviennent pas à traiter est intolérable dans un État moderne. 

 

Le rapport au Conseil économique et social "La grande pauvreté et la précarité économique" (1987) du père Josèphe WRESINSKI, fondateur d'Aide à toute détresse (ATD Quart-Monde), définit la précarité comme "l'absence d'une ou plusieurs des sécurités, notamment celle de l'emploi, permettant aux personnes et familles d'assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales, et de jouir de leurs droit fondamentaux." 

 

Le gouvernement de ROCARD se saisira de la question et construira pour la première fois un vaste dispositif dans la loi du 1er décembre 1988 : "Toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l'économie et de l'emploi, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le doit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. L'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté constitue un impératif national. Ce revenu minimum d'insertion constitue l'un des éléments d'un dispositif global de lutte contre la pauvreté tendant à supprimer toute forme d'exclusion, notamment dans les domaines de l'éducation, de l'emploi, de la formation, de la santé et du logement." 

 

Fut alors créé le revenu minimum d'insertion (RMI) qui deviendra, 20 ans plus tard, l'actuel revenu du solidarité active (RSA), largement modifié par la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi

 

Depuis, une grande diversité d'acteurs (associations, service public de l'emploi, services de l'État, entreprises intermédiaires, collectivités territoriales) se sont engagés pour accompagner les bénéficiaires des mesures d'"insertion" destinées aux jeunes en difficulté, aux chômeurs de longue durée et aux familles précisées, et faciliter leur insertion professionnelle. 

 

 

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